Aikido

L’Aikido est un art martial japonais traditionnel et non violent, fondé par Ô sensei Ueshiba Morihei (1883-1969). Pratiqué sans compétition, son enseignement se base sur des principes d’équilibre des énergies et de respect du partenaire.

Il s’adresse aux hommes et aux femmes, sans limite d’âge, ni préparation spéciale.
Le pratiquant étudie des principes de base propres aux arts martiaux : déplacements, esquives, saisies, distances. Il aborde progressivement le travail à mains nues (aikitaijutsu) : techniques d’immobilisation, de projection et également le travail des armes (aikijo et aikiken).
Par l’étude d’une gestuelle naturelle, par le travail en souplesse des techniques et la recherche d’une disponibilité du corps et de l’esprit, l’Aikido favorise le bien être physique et permet une meilleure connaissance de soi et des autres. L’affirmation de sa propre confiance, l’acquisition d’une stabilité mentale au cœur du mouvement rendent alors inutile le recours à la force.


Aikiken & aikijo : le travail des armes

Voici comment en parle Maître André Cognard :

Je commence par citer Kobayashi Hirokazu, mon maître : « La pratique de l’aikiken et de l’aikijo n’est pas une partie de l’aikido, c’est l’aikido ! »

Et il développait : (il ne s’agit plus d’une citation mais d’une relation de ses propos) : avec l’aikitaijutsu, ils constituent les trois éléments indissociables d’un triptyque qui ne livre son sens que lorsqu’il est exposé dans toute son intégrité.

Cette trilogie, le mot n’est pas trop fort, s’exprime dans trois niveaux, un niveau concret s’inscrivant dans une complexité spatiotemporelle, technique, tactique et stratégique, un niveau esthésique et émotionnel, un niveau sémiologique, éthique et esthétique.
Chacune de ces dimensions renvoie à des concepts ayant une résonance traditionnelle, martiale et spirituelle.

L’aikijo ou la pratique du Jo (bâton en bois) constitue la partie tactique de l’aikido. L’élève apprend la manipulation de l’arme sous forme de kihon (forme de base) et d’enchainements avec un ou plusieurs attaquants.

L’aikiken ou la pratique du boken (sabre en bois) constitue la partie stratégique de l’aikido, celle qui enseigne l’aspect spirituel de l’aikido (une véritable méditation qui nécessite le silence du corps et le silence de la conscience mentale). L’élève apprend la manipulation du sabre, les déplacements, les différences de rythme à travers des kihon (forme de base) qu’il met en application à un ou plusieurs attaquants.

Bien que l’aspect incontournablement martial de ce type de travail soit indiscutable, le principe de non-opposition caractéristique de l’aikido pare chaque mouvement réalisé des vertus de la non-violence.